Le bois d’olivier dans l’artisanat marocain

Prenez une cuillère en bois d’olivier dans la main : elle est plus lourde qu’il n’y paraît, chaude au toucher, et parcourue de veines qui ne ressemblent à aucune autre. Depuis des siècles, les artisans marocains travaillent ce bois d’exception, arraché aux oliviers du pourtour méditerranéen, pour en faire des objets aussi beaux que résistants.
Un bois façonné par le temps
L’olivier pousse lentement, très lentement. C’est ce qui rend son bois si dense et si dur. On utilise généralement le bois d’arbres en fin de production fruitière ou de branches taillées : rien ne se perd. Chaque pièce révèle alors des veines brunes et dorées, un dessin unique dicté par la croissance de l’arbre, que l’artisan met en valeur au ponçage.
Robuste et sain pour la cuisine
Le bois d’olivier est particulièrement adapté à l’art de la table. Sa densité le rend peu poreux : il absorbe peu les odeurs et les liquides, résiste bien aux rayures et ne garde pas le goût des aliments. Planches à découper, couverts à salade, cuillères, coupelles : autant d’objets qui allient beauté et usage quotidien.
Deux couverts en bois d’olivier ne sont jamais identiques : l’arbre signe chaque pièce de ses veines.
Le geste de l’artisan
Tourné, sculpté ou taillé, le bois d’olivier demande de l’expérience. Trop sec, il fend ; mal orienté, il casse. L’artisan lit le fil du bois, épouse ses veines, et façonne des formes simples qui laissent parler la matière. La finition, souvent à l’huile, révèle la profondeur des teintes sans masquer le grain.
Bien l’entretenir
Le bois d’olivier n’aime ni le lave-vaisselle ni les longs bains. On le lave à la main, rapidement, à l’eau tiède, puis on le sèche aussitôt. De temps en temps, un peu d’huile alimentaire passée au chiffon le nourrit et ravive ses veines. Ainsi choyé, il devient plus beau d’année en année.
Vous retrouverez cette matière noble dans notre collection Sets de table & couverts, aux côtés du rotin et du lin, pour une table naturelle et pleine de caractère.


